Pour les fêtes, Max Capdebarthes s'installe à Rodez
Le 14 novembre à 11h21 par Rui Dos Santos | Mis à jour le 14 novembre
(José A. Torres / CPA)
Max Capdebarthes est né à Rodez il y a un peu plus d’un demi-siècle.
Mais c’est à Sauveterre-de-Rouergue, sur les terres paternelles, que ses
racines ont puisé leurs forces. Après un CAP maroquinier décroché à
Mazamet, après avoir œuvré à Paris et à Lyon, il est revenu au pays pour
ouvrir un atelier. La création a eu lieu en 1987 dans le garage de ses
parents, avant un déménagement quelques mois plus tard vers la route
de... Rodez. Du 15 novembre à fin décembre
Sellier, maroquinier, création, fabrication... la carte de visite de Max Capdebarthes s’est étoffée avec une constante:
il ne travaille que le cuir. Une matière première qu’il se procure en
France, à la tannerie Arnal au Monastère par exemple, et en Italie. Pour
créer des produits qu’il ne classe pas dans le luxe. Il préfère parler
de "moyen et haut de gamme", avec sa griffe et le label Entreprise du patrimoine vivant. Avec un chiffre d’affaires de 440 000 et un effectif de huit personnes,
s’appuyant sur un essor à l’export (Allemagne, Belgique, Suisse...), il
a étoffé sa gamme puisque, après les étuis pour les couteaux, il
propose désormais une collection de sacs, dont une série avec l’artiste
parisienne, née à Sauveterre, Isabelle Kessedjian. José A. Torres / CPA
L’actualité de ce chef d’entreprise, connu pour son
sérieux et le respect de son métier, c’est aussi une vitrine ponctuelle
dans le chef-lieu aveyronnais. L’idée le chatouillait depuis longtemps
mais il n’avait pas osé franchir le pas. C’est une combinaison de deux
éléments qui l’a encouragé à se lancer dans l’ouverture de sa première
boutique éphémère au 4 de la rue du Bal à Rodez, du samedi 15 novembre à
fin décembre. "L’élément déclencheur est à mettre au crédit
d’Évelyne Moysset de la Maison de l’immobilier, agence ERA, rue
Saint-Cyrice à Rodez, car c’est l’opportunité d’avoir cette boutique qui
a fait que j’ai tenté l’expérience, reconnaît Max Capdebarthes. Et
puis, j’ai aussi cédé à la tentation car c’est clairement Rodez qui
m’intéressait et je sens depuis quelques mois ici une autre dynamique.
C’était le moment !"
Pour l’artisan de Sauveterre-de-Rouergue, "cette initiative est un test". Et d’en dire davantage sur son idée : "Mon
ambition est de développer la vente en direct. Je vais donc améliorer
le site internet, qui est une vitrine incontournable, mais j’ai envie
aussi de soigner la boutique dont on dispose à l’atelier et, pourquoi
pas, d’ouvrir un magasin urbain. Où ? Quand ? Comment ? Sous quelle forme ? Les réponses à ces questions dépendront beaucoup de ce coup d’essai ruthénois. C’est comme un laboratoire !". Malgré une marque de fabrique (re)connue, Max Capdebarthes prône "l’humilité"... Il ne vend donc pas la peau (en cuir?) de l’ours avant de l’avoir tué ! José A. Torres / CPA
Côté pratique...
La boutique éphémère de Max Capdebarthes (du 15 novembre à fin décembre) sera ouverte du mardi au samedi de 10 heures à 19 heures jusqu’au 10 décembre. À partir de cette date-là, les clients seront accueillis du lundi au dimanche.
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Sauveterre-de-Rouergue. L'Atelier Max Capdebarthes distingué pour son savoir-faire
Max Capdebarthes, un chef d'entreprise récompensé. /Photo DDM
Le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV) est une marque de reconnaissance de l’État, mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Attribué pour une période de cinq ans, ce label rassemble des fabricants attachés à la haute performance de leur métier et de leurs produits. 18 entreprises aveyronnaises viennent d’être labellisées, l’Atelier Max Capdebarthes, implanté à Sauveterre-de-Rouergue depuis 1972, en fait partie. L’Atelier Max Capdebarthes fabrique divers produits de maroquinerie : étuis couteaux, étuis stylos, portefeuilles, ceintures; les créations au sein des gammes «bureau-décoration» (gainerie créée en 2002) et «Aubrac» (articles en cuir de vache de l’Aubrac) sont développées en collaboration avec un designer. La spécialité de l’entreprise est l’étui à couteau : 25 à 30 opérations sont nécessaires pour assembler les 6 à 7 pièces de cuir pleine fleur qui le composent. Les produits sont fabriqués entièrement à l’atelier à partir de cuirs fournis par des tanneries et mégisseries françaises (Mazamet, Rodez, Châteauneuf-sur-Sarthe). L’Atelier travaille sur commande pour des professionnels, telles que les Forges de Laguiole, principal client de l’entreprise. On retrouve aussi les étuis de couteaux : coutellerie Chambriard à Thiers, coutellerie Brassard à Lyon, coutellerie Saphores à Bordeaux, le Bateau-Phare à Saint-Martin-de-Ré. Les articles de bureau sont vendus dans les boutiques écriture haut de gamme et a reçu en novembre 2009 le 1er prix du trophée du stylographe 2010 dans la catégorie accessoires de bureau. La gamme maroquinerie de poche est disponible sur site ou dans la boutique atelier. Toutes ces gammes sont aussi proposées sur le site Internet http://www.max-capdebarthes.fr et dans sa boutique au sein de l’atelier.